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Équipes SPRINT stopSP 2025-2026 Résumés vulgarisés

Women Doing Aerobics

Effets des habitudes de vie sur la fonction immunitaire dans le contexte de la sclérose en plaques 

SPRINTeuse et SPRINTeurs: Landon Scholly, Thomas Worthington, Lauren Strasser

Mentor SPRINT: Deepak K. Kaushik
Partenaire SPRINT: Karen Tweed

La sclérose en plaques (SP) est une maladie dans le contexte de laquelle le système immunitaire s’attaque par erreur à la gaine protectrice qui enveloppe les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. Bien que la SP touche des millions de personnes dans le monde, nous ne comprenons pas encore tout à fait les causes de cette maladie ni les raisons pour lesquelles celle-ci s’aggrave au fil du temps. On recommande généralement aux personnes atteintes de SP d’adopter de saines habitudes de vie – comme un régime alimentaire équilibré et la pratique régulière de l’exercice –, mais on ignore à ce jour quelles approches leur procurent le plus de bienfaits. De récentes études laissent supposer qu’un processus appelé « immunométabolisme » – ensemble de mécanismes suivant lequel les cellules immunitaires produisent et utilisent de l’énergie – jouerait un rôle considérable relativement à l’inflammation et à la progression de la SP. L’inflammation est la réponse normale de l’organisme en cas d’agression ou de lésions, mais de mauvaises habitudes de vie peuvent dérégler ce processus et mener ainsi à une forme d’inflammation chronique, dont résulteront du stress et des dommages au fil du temps. La revue dont il est ici question montre comment différentes formes d’exercice pourraient contribuer à une réduction de l’inflammation nocive en améliorant la façon dont les cellules immunitaires produisent et utilisent de l’énergie. Parmi ces formes d’exercice figurent les suivantes : •Exercices aérobiques/axés sur l’endurance. •Entraînement par intervalles à haute intensité et entraînement continu à haute intensité. •Entraînement de renforcement musculaire/contre résistance. Les effets de composants alimentaires – tels les fibres, les gras, les protéines, le sel et la vitamine D – sur les cellules immunitaires ont été pris en compte dans le cadre de divers régimes alimentaires, dont les suivants : •Régime de type méditerranéen. •Régime cétogène. •Régime Wahls. Dans le cadre de cette revue sont aussi abordés de façon sommaire les effets d’autres facteurs liés au mode de vie, comme la supplémentation en vitamine D, l’obésité et le stress. En proposant une synthèse d’observations et de données issues de travaux effectués en laboratoire ou relevant de la recherche clinique, les auteurs de la revue espèrent contribuer à une meilleure compréhension de l’influence de l’alimentation et de l’exercice sur le processus appelé « immunométabolisme », ainsi qu’à la formulation de futures recommandations relatives au mode de vie à l’intention des personnes atteintes de SP.

Revue des affections concomitantes dans le contexte de la maladie associée aux Ac anti-MOG

SPRINTeuses et SPRINTeur: Gabriela Blaszcyk, Doriana Taccardi et Mahir Rahman

Mentore SPRINT: Dre Ruth Ann Marrie
Partenaire SPRINT: Denise Kresic

Student Library

La maladie associée aux anticorps (Ac) anti-glycoprotéine myélinique oligodendrocytaire (maladie associée aux Ac anti-MOG) est une affection rare qui touche le cerveau et la moelle épinière. Dans certains cas, elle peut causer de la douleur, des maux de tête, de même que des troubles visuels persistants. Bon nombre de personnes aux prises avec cette maladie présentent également d’autres problèmes de santé, comme l’hypertension ou le diabète. Il est alors question de comorbidité, soit de la présence de plus d’une maladie chez une même personne. Puisque la maladie associée aux Ac anti-MOG est une affection dont l’existence a été reconnue récemment, l’étude que nous avons menée consistait à explorer les travaux de recherche ayant déjà porté sur la comorbidité dans le contexte de cette maladie. Les résultats de notre étude devraient aider les scientifiques à en savoir plus sur ce qui a déjà été fait dans ce champ de recherche et, par là même, nous permettre de cerner le travail qu’il nous reste à accomplir en lien avec cette question. Nous avons consulté d’imposantes bibliothèques virtuelles en quête de publications faisant mention de la maladie associée aux Ac anti-MOG et de toute autre affection coexistant avec celle-ci. En vue de faciliter la sélection des publications les plus pertinentes, nous avons suivi un ensemble de règles qui nous a permis de retenir 127 articles que nous avons ensuite passés en revue avec soin. Nous avons alors collecté divers types de données, comme le type d’étude concernée, l’âge, le sexe, les origines ethniques et la coexistence de la maladie associée aux Ac anti-MOG et d’autres problèmes de santé. La plupart des articles que nous avons étudiés portaient sur une seule personne qui présentait à la fois la maladie associée aux Ac anti-MOG et au moins une autre affection. Dans d’autres articles, il était question des dossiers médicaux de groupes de personnes atteintes de la maladie associée aux Ac anti-MOG. Nous avons constaté que la maladie associée aux Ac anti-MOG coexistait souvent avec d’autres affections dans le contexte desquelles le système immunitaire s’en prend à l’organisme hôte. Les troubles d’ordre hormonal étaient également fréquents. Le fait de déterminer la fréquence à laquelle la maladie associée aux Ac anti-MOG et ces autres troubles de la santé coexistent pourrait contribuer à une meilleure prise en charge des personnes ainsi touchées et permettre de mieux prédire l’évolution de l’état de santé de ces dernières. Nous avons aussi relevé certaines lacunes sur le plan des connaissances. Par exemple, bon nombre d’articles ne comportaient aucune indication sur l’origine ethnique des personnes atteintes de la maladie associée aux Ac anti-MOG, et à partir des études concernées, il était difficile de déterminer à quelle fréquence il y avait comorbidité chez les personnes aux prises avec cette affection. De notre étude ressort donc l’importance de poursuivre la recherche sur la comorbidité dans le contexte de la maladie associée aux Ac anti-MOG – de même que la nécessité de rehausser le travail de consignation des résultats de recherche – pour que de solides conclusions puissent être établies sur le sujet.

Science Classroom Activity

Expérience des personnes atteintes de sclérose en plaques, des proches aidants et aidantes et des fournisseurs de soins de santé relativement aux symptômes cognitifs dans le cadre des rencontres axées sur les soins de santé – revue systématique et méta-analyse de résultats de recherche qualitatifs

SPRINTeuses: Hannah Bernstein, Molly Pitkethly et Jennifer Zagrodnik

Mentor SPRINT:  Dr Robert Simpson
Partenaire SPRINT: Barb Van Walleghem

Titre vulgarisé : Impact des troubles de la pensée et de la mémoire associés à la sclérose en plaques sur l’expérience des gens en matière de soins de santé. Plus de la moitié des personnes atteintes de sclérose en plaques (SP) présentent des troubles de la pensée et de la mémoire qui peuvent, par exemple, les amener à oublier un rendez-vous ou à éprouver de la difficulté à se concentrer en présence de sources de distraction, tel le bruit. C’est en nous appuyant sur ce constat que nous avons décidé de nous intéresser à l’impact des troubles de la pensée et de la mémoire en ce qui concerne le suivi médical des personnes atteintes de SP, notamment lors des consultations de ces dernières avec des médecins ou du personnel infirmier. Nous avons donc entrepris d’analyser les résultats d’études menées sur les répercussions des troubles de la pensée et de la mémoire en ce qui a trait aux soins de santé. Pour cela, nous avons concentré notre attention sur des études ayant porté sur l’expérience des personnes atteintes de SP, des proches aidants et aidantes et du personnel médical. Afin de comparer les résultats et de cerner des expériences communes, nous avons passé en revue quelque 4 000 études, dont seulement 19 ont finalement été retenues aux fins d’analyse. Ces 19 études reposaient sur des questions ouvertes en lien avec l’expérience et les opinions des personnes consultées. La transcription directe de propos tenus par des personnes atteintes de SP, des proches aidants et aidantes et des fournisseurs de soins de santé permettait d’illustrer les divers points de vue exprimés. Nous avons combiné les résultats de ces 19 études pour ensuite les répartir suivant trois types de conclusions. 1) Les personnes atteintes de SP et le personnel médical ont besoin d’une meilleure formation et d’outils plus efficaces en ce qui a trait aux troubles de la pensée et de la mémoire. 2) Les fournisseurs de soins de santé devraient poser régulièrement des questions sur les problèmes liés à la pensée et à la mémoire lors des consultations médicales. (3) Les fournisseurs de soins de santé devraient aussi prendre des mesures d’adaptation à l’intention de leurs patients et patientes qui présentent des troubles de la pensée et de la mémoire. Par exemple, ils pourraient veiller à réduire les sources de distraction lors des consultations en clinique et faire parvenir à leurs patients et patientes des rappels concernant leurs rendez-vous. Nous avons relevé que les personnes aux prises avec des troubles de la pensée et de la mémoire ont des besoins changeants qui ne sont pas toujours satisfaits. Sur la base de ce constat, nous avons formulé neuf conseils pratiques visant à améliorer la situation. Ces conseils portent notamment sur la conception de matériel informatif à l’intention des personnes atteintes de SP et des fournisseurs de soins de santé, ainsi que sur la formation de ces derniers en ce qui a trait à des tests permettant d’évaluer les troubles compromettant la pensée et la mémoire. Les conseils que nous avons formulés visent à rehausser la formation et les pratiques en matière de soins de santé en vue de l’amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de SP.

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